夕方、電車に乗ってる時の事。40代くらいのサラリーマンが、ボクの隣でマンガ雑誌を読んでた。
Ça s’est passé un soir, dans le train. Un salariman dans la quarantaine lisait un manga à côté de moi.

ボクもマンガは大好きなので、それとなく覗いてた。少年マンガといえば、バトルだ。この人が読んでるのもバトルものだった。
Comme moi aussi j’adore les manga, je jetai un oeil discret. Il lisait un manga jeunesse, et qui dit « manga jeunesse » dit « bagarres ».
敵の圧倒的な攻撃に追い詰められた主人公が…
Le héros, complètement débordé par l’attaque de l’ennemi…

最後のページで大逆転!
… fait un formidable volte-face à la dernière page !

少年マンガの醍醐味だよね♪ やっぱりこうじゃなくっちゃ。
C’est ce genre de volte-face qui donne toute sa saveur au manga jeunesse ♪ Et c’est bien comme ça.
…おや? お隣さん、何故かページを戻したぞ。
… Ah ? Pour une raison quelconque, mon voisin est retourné à la page précédente.

また追い詰められて…
De nouveau acculé…

大逆転!
Formidable volte-face !

ワンモア・タイム!
Encore une fois !

追い詰められて…
Acculé…

大逆転!
Formidable volte-face !

大逆転!
Formidable volte-face !

大逆転!
Formidable volte-face !

…今日、会社で何があったんですか?
… Qu’est-ce qui s’est passé au travail, aujourd’hui ?

日陰で絵日記 17 mars 2007
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C’est quand même très fin comme humour. Tellement fin que j’ai parfois l’impression de ne rien comprendre
.
PS :
Ce n’est pas plutôt « qu’est-ce qui s’est passé au travail » ?
T’as parfaitement raison Redha. Le plus drôle dans tout ça c’est que j’avais bien écrit « qui » quand j’ai publié ce billet. Le « qu’il » est tout frais, je l’ai mis cet après-midi en me relisant. J’aurais dû me rerelire
Pour la compréhension, effectivement ce n’est pas toujours d’une très grande évidence si on ne comprend pas aussi le japonais. Surtout, il faut lire les bulles de droite à gauche dans le cas des BD.
Autrement c’est à n’y rien comprendre.
Il y a parfois des jeux de mots non traduits. Par exemple, Gohachi appelle son père Gohachichi (chichi signifie « père »), tandis que Kageo est la version courte de Kageotoko (littéralement « l’homme à l’ombre », alors que son blogue s’intitule « Journal illustré [écrit] à l’ombre). Ce sont des petits détails comme ça qui rendent la version japonaise très agréable à lire et ne franchissent pas toujours la barrière linguistique sans perdre quelques plumes. Il faut dire aussi qu’on « sent » mieux le texte quand on habite au Japon, car les blogues illustrés reflètent aussi parfois l’air du temps, les préoccupations contemporaines, enfin des tas de petits trucs implicites du quotidien. Il m’arrive aussi de redécouvrir le deuxième sens de certains épisodes ou passages en discutant avec mon épouse, qui saisit évidemment davantage que moi les non-dits entre les lignes.
En fait la solution la plus facile pour moi serait de tout raconter en québécois, mais j’essaie de ne pas trop m’éloigner de la version japonaise car le blogue s’adresse surtout à ceux qui étudient le japonais (c’est du moins le but que je me suis fixé). Je suis conscient du fait qu’il n’attire pas des masses de lecteurs non-japonisants, mais c’est comme ça.
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